07mar. 2010

Merci

Je tiens à remercier personnellement toutes celles et tous ceux qui nous ont fait l'amitié de partager avec nous les obsèques de ma mère, samedi matin. De même que toutes celles et tous ceux qui, à un moment ou à un autre, nous ont exprimé des mots de soutien et de sollicitude.

Voici l'hommage que j'ai prononcé en début de cérémonie au nom de toute ma famille :

« Je suis contente, mon souhait va se réaliser, je vais partir tranquillement. Ne vous dérangez pas, ne vous inquiétez pas, je n’ai pas peur, j’ai fait mon temps, c’est le moment, je n’ai plus rien à faire ici. C’est la vie, la vie est belle ! »

Tels sont à peu près les derniers mots que tu nous as adressés, à nous tes enfants et petits-enfants, en nous disant ta joie de nous voir avant de partir.

Si ce n’était cette émotion qui nous étreint chaque fois que nous pensons que nous ne te verrons plus que dans nos cœurs, nous pourrions presque dire que nous sommes heureux pour toi. « Un jour ou l’autre, il faut y passer ! », disais-tu. Eh bien toi, c’est avec lucidité, sérénité et, disons-le, détermination, que tu as abordé cette étape finale.

Cela faisait une quinzaine de jours que tu en parlais, incidemment, tu te préparais, et puis, comme si tu l’avais programmé, tu es tombée malade. En une semaine, c’était plié !

Ce sera ta dernière leçon : une leçon de courage ! Non, mieux qu’une leçon de courage, l’exemple d’une capacité à regarder la réalité en face et à avancer.

Cette dernière leçon vient après beaucoup d’autres.

Des leçons d’amour d’abord. Oui, tu nous aimais et nous le sentions, c’était une grande force pour nous, une force qui nous a toujours portés. Mais pas seulement nous, tu aimais les gens aussi, et les gens le sentaient et t’aimaient à leur tour. Tu aimais donner et rendre service ; pas recevoir, donner !

Des leçons de sourire aussi. Ah, ton sourire, ce n’était pas rien ! Il exprimait ta joie de vivre et ta bonne humeur naturelle. Tu ne passais pas ton temps à te plaindre, tu as toujours été une femme très active, allant de l’avant, pleine de vie, même à la fin quand, prisonnière de ton fauteuil, tu enrageais de ne plus pouvoir rien faire.

Aujourd’hui, tu n’es plus là et pourtant tu es toujours là. Tu es bien vivante dans nos cœurs, et dans nos chairs, tu nous as marqués de ta marque. Aussi ne te disons-nous pas « adieu » mais – comme le dit Elise, ton arrière-petite-fille – « ciao Mamiso ! »

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