16nov. 2009
Cérémonie du 11 novembre : forte mobilisation
17:05 - Par Christian Gros - Être maire - aucun commentaire
Je suis toujours ému de constater que beaucoup de Montiliens assistent aux cérémonies patriotiques. C’est un devoir de Mémoire pour les générations futures représentées cette année par le conseil municipal d’enfants et une cinquantaine d’élèves de l’école rurale La Denoves. Voici le discours que j’ai prononcé :

Monsieur le Maire Honoraire, Messieurs les anciens combattants, Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Le 11 novembre 1918, la première guerre mondiale prenait fin. La France se réveillait après quatre années de cauchemar, en se jurant que cette guerre serait « la der des der ». Hélas, nous le savons, ce souhait resta lettre morte et le 20ème siècle fut parmi les plus sanglants de notre histoire.
Commémorer le 11 novembre 1918, c’est d’abord se souvenir des victimes et des combattants de ce que l’on appelle la « grande guerre ». Grande, la première guerre mondiale l’a été uniquement par la violence de ses combats et par le nombre de ses morts. En France, pas une ville, pas un village, n’échappa à l’horreur de cette guerre fratricide. Pourtant, quelques années plus tard, malgré les promesses, un deuxième conflit mondial voyait le jour.
Commémorer le 11 novembre 1918, c’est donc aussi ne pas oublier pour ne pas revivre. Ne pas oublier que rien n’est plus fragile que la paix. Cette paix que nous connaissons depuis des décennies et à laquelle nous nous sommes habitués. Cette paix qui, aujourd’hui, nous parait si normale et si naturelle mais qui peut être balayée à chaque instant par la barbarie et la folie humaine.
Personne ici n’a connu physiquement la première guerre mondiale. Lazare PONTICELLI, le dernier poilu, s’est éteint en mars 2008. Il a emporté avec lui la mémoire vivante de ce qu’elle fit.
Mais nous sommes nombreux à nous être rassemblés ce matin devant le monument du souvenir. Notre présence est un devoir de mémoire que nous accomplissons pour nous et pour les générations futures, représentées aujourd’hui par le Conseil Municipal d’enfants et par les élèves de l’école rurale de la Denove.
C’est à eux qu’il appartiendra de garder vivant le souvenir de la première guerre mondiale et, avec lui, la conscience qu’à tout moment la paix peut être menacée. C’est aussi à eux qu’il appartiendra de faire vivre la plus belle idée du 20eme siècle, qui est née dans l’esprit de ceux qui ont connu l’atrocité des deux conflits mondiaux : l’idée européenne.
On accuse bien volontiers l’Europe de tous les maux : elle serait responsable des délocalisations, du chômage et de l’augmentation des prix. C’est vrai, l’Europe est loin d’être parfaite. La critiquer est un droit, l’améliorer est un devoir ! Mais n’oublions pas que c’est elle qui nous a apporté la paix. N’oublions pas que grâce à elle, la France n’a pas connu de guerre sur son territoire depuis plus de 64 ans. La paix est un combat de tous les jours. Et ce combat porte un nom : la construction européenne.
Alors, en ce jour de commémoration, souvenons-nous du sacrifice des victimes de la première guerre mondiale. Souvenons- nous de la fragilité de la paix. Et souvenons-nous de la nécessité de l’Europe, qui s’est construite autour de l’amitié des deux ennemis hier : l’Allemagne et la France. Vive la République. Vive la France. Je vous remercie.
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