02déc. 2015

''Transition énergétique, quelles opportunités locales'', un séminaire organisé par l'AURAV

Téléchargez le programme de la journée du 3 décembre''

Une belle réunion de travail qui a passionné la centaine de personnes présentes.

Voici quelques extraits de mon introduction en forme de questionnement pour lancer les différents intervenants :

Je suis heureux de vous accueillir à ce séminaire sur la transition énergétique que nous avons tenu à organiser en pleine COP 21de manière à permettre aux acteurs locaux d’être mobilisés en même temps que les nombreux chefs d’Etat réunis à Paris. En effet, la transition énergétique ne concerne pas seulement les nations, elle doit aussi et pour longtemps devenir une finalité centrale et systématique de nos actions dans nos territoires. C’est la raison pour laquelle, notre séminaire pose la question : « quelles opportunités locales ? ». L’enjeu est de faire prendre conscience aux acteurs des territoires qu’ils ont capacité à agir et de responsabiliser ainsi les collectivités, la société civile, les entreprises, mais aussi les ménages, etc …

A travers ce séminaire, l’agence d’urbanisme a voulu participer à cette mobilisation sous trois angles :

1) L’angle de la responsabilité locale : quels sont les enjeux et quel rôle le Vaucluse et ses territoires peuvent-ils jouer dans le processus de transition énergétique ? Concrètement que pouvons-nous faire ? Que devons faire ? Quelles sont nos ressources ? Quels sont nos facteurs d’évolution ou d’inertie ?

En matière d’urbanisme et de planification, par exemple, nous le savons, il n’y aura pas de véritables solutions énergétiques sans repenser dans leur ensemble les questions d’aménagement du territoire, ne serait-ce que parce que l’aire urbaine d’Avignon est la moins dense de France, qu’elle a connu la plus forte extension de France entre 1999 et 2010 et que 60 % de ses actifs se déplacent chaque jour dans une autre commune pour aller travailler, dont 95 % en voiture.

Nous devons pour cela être en mesure d’évaluer les effets de nos modes de développement sur nos consommations énergétiques, et nous verrons à quel point notre mode de développement est une source majeure de ces consommations et donc que celui-ci est un levier clé de la transition énergétique.

2) 2e angle d’approche : c’est celui des marges de manœuvre financières des collectivités.

Si la transition énergétique est bien une question à la fois environnementale, climatique, sociale, de choix de société, d’avenir de nos modes de vie, de souveraineté, nous avons aujourd’hui surtout souhaité l’aborder à travers les questions financières et économiques qui se posent de manière aiguë du fait des réductions des dotations de l’Etat et plus généralement de la raréfaction de l’argent public. .

3) Enfin 3e angle d’approche : à travers la présentation d’expériences concrètes réussies, nous montrerons que la transition énergétique est déjà à l’œuvre, que non seulement elle est possible mais qu’elle est source d’innovation et d’amélioration de notre cadre de vie.

Je veux souligner l’enjeu financier et économique de la transition énergétique car il y a là sans doute le frein majeur à la mobilisation et à l’action énergétique du fait que la sobriété et la performance énergétique couteraient cher ? On ne peut le nier. C’est pourquoi la transition énergétique doit être aussi une transition vers des opportunités financières et économiques à saisir pour nos territoires et collectivités.

Un chiffre pour mesurer l’enjeu sous un angle qu’on n’a pas l’habitude de prendre en considération alors qu’il est loin d’être négligeable : le montant des dépenses consacrées à l’énergie (taxes incluses) est d’environ 1 000 euros par habitant et par an. Cela signifie que sur un territoire de 600 000 habitants comme le Vaucluse, ce sont 600 millions d’euros qui sont dépensés par an. Où va cet argent ? La quasi-totalité quitte le territoire sans qu’on s’y intéresse vraiment. Cet argent est perdu pour le Vaucluse, il ne tourne plus chez nous, il est parti ailleurs.

D’où ma question : comment faire pour que la dépense énergétique conforte notre économie locale ? peut-on faire de la facture énergétique un levier de développement de l’économie locale ?

L’ancrage local de la dépense énergétique doit devenir un objectif à part entière des stratégies énergétiques des territoires. Il s’agit ainsi d’inclure une dimension économique et financière dans nos politiques territoriales (Plan Climat Energie, SCoT, PLU, PDU, PLH, projets urbains…) afin de réduire les factures des ménages, des entreprises et des collectivités et capter dans nos territoires et pour nos territoires une plus grande partie de ces sommes dépensées pour l’énergie.

Faire de l’énergie un levier de développement local c’est passer de la logique d’une fatalité de dépenses à une opportunité de ressources. D’où la nécessité d’inventer un nouveau modèle économique local.

Pour réduire à la source la facture énergétique, plusieurs pistes font relativement consensus aujourd’hui : favoriser l’isolation thermique des logements, préférer à l’automobile les transports collectifs, les modes doux ou le covoiturage, densifier l’habitat, etc.

Mais si l’on veut aller plus loin, et l’on doit aller plus loin car selon de nombreux spécialistes, les prix de l’énergie seront à l’avenir, et dans tous les cas, bien supérieurs à ce qu’on connait aujourd’hui, eh bien posons-nous la question de savoir si, en matière de production et de distribution d’énergie, on peut identifier des choix plus favorables que d’autres pour ancrer localement la dépense énergétique ? Ne pourrait-on pas, par exemple, investir localement dans la production d’énergies renouvelables et faire ainsi de l’énergie une source de revenus pour nos territoires ? Quelles filières locales pourrions-nous privilégier ?

Finalement, à bien y réfléchir, la question énergétique est certes une question technique, règlementaire et financière mais c’est aussi et peut-être avant tout une question culturelle, une question de connaissance, de pédagogie, d’intelligence collective, de collaboration et de mobilisation, bref la question énergétique débouche sur un défi organisationnel et de gouvernance.

Attachons-nous à nous inscrire de façon positive et enthousiaste les objectifs ambitieux définis aux échelles internationales, nationales et régionales, et attachons-nous également à bien cerner les possibilités et à saisir les opportunités de nos territoires. Soyons créatifs !

28oct. 2013

L'agence d'urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV)

Faites connaissance avec l'agence d'urbanisme en visitant son nouveau site web www.aurav.org.

Ce site sera enrichi régulièrement des productions de l'agence et vous y découvrirez ainsi, au fil des mois, des analyses propres à nourrir votre connaissance de notre bassin de vie.

04juil. 2013

Vaucluse 2040

Aujourd'hui, réunion de travail avec le Préfet de Vaucluse pour parler prospective.

De la même manière que la DATAR a lancé sa mission "Territoires 2040", le Préfet a souhaité "réunir dans une réflexion et une expression commune les acteurs de la société civile, innovateurs et porteurs de projet, capables de dessiner l'image de leur territoire le Vaucluse à l'horizon d'une génération, soit 2040".

Il s'agit, ni plus ni moins, de se projeter collectivement dans l'avenir et d'imaginer les principaux scénarios possibles et d'en débattre sur la base d'un diagnostic sur les forces et les faiblesses de notre territoire vauclusien, ainsi que sur les dynamiques en cours.

Où allons-nous ? Quels sont les avenirs possibles pour nous Vauclusiens ? Tel est le sujet de réflexion que l'agence d'urbanisme (AURAV) est chargé d'animer au sein des forces vives de notre territoire. Nous avons deux ans devant nous pour cela. La tâche est immense mais passionnante. Avec mes équipes de l'AURAV, nous avons été très sensibles à ce témoignage de confiance du Préfet et nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour honorer ce contrat.

25juin 2013

Rencontre Inter-SCoT Rhône - Durance - Vaucluse pour une vision élargie du territoire.

C'était le 14 juin à l'Université d'Avignon.

8 SCoT étaient représentés pour cette grande première devant un auditoire de 150 personnes composé d'élus et de techniciens territoriaux dans le but de réfléchir ensemble à un inter-SCoT. Etaient représentés les SCoT du bassin de vie d'Avignon, du Pays d'Apt, de la CoVe et du Ventoux, de Cavaillon-Coustellet-L'isle sur la sorgue, du Pays d'Arles, d'Uzège-Pont du Gard, du Gard Rhôdanien, du Sud-Gard, du pays d'Arles.

AURAV - L’espace Rhône-Durance-Vaucluse ou espace rhodanien méditerranéen

En tant que président de l'AURAV, chargée de l'animation de la rencontre, j'ai été chargé de planter le décor et de poser le problème de l'Inter-SCoT. Ci-dessous le texte de mon intervention.

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14déc. 2012

L'aire urbaine d'Avignon : une nouvelle échelle de réflexion territoriale

Tel est le titre de la première "Publication" de l'Agence d'Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse qui marque le lancement d'une série de travaux d'observation sur notre bassin de vie dont le but est de produire les connaissances nécessaires pour guider et accompagner l'action publique.

Au cours de la décennie écoulée, l'aire urbaine d'Avignon (au sens de l'INSEE) est celle qui a connu la plus forte croissance parmi les 230 grandes aires urbaines de France métropolitaine. Du 30e rang avec 44 communes et 290.524 habitants en 1999, ...

Aire urbaine Avignon 1999

... elle est passée au 16e rang avec 97 communes et 507.626 habitants en 2010, juste derrière Montpellier. La population a augmenté de 76% et la surface de 136%.

aire urbaine Avignon 2010

11déc. 2011

L’Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse

Assemblée générale du 8 décembre 2011

L’Agence d’urbanisme de l’aire avignonnaise (AURA) a été créée en 2004 pour appuyer les collectivités dans leur politique territoriale et pour constituer un outil partagé de connaissances du bassin de vie d’Avignon. Ses principales missions ont notamment consisté à :

  • élaborer le SCoT du bassin de vie d’Avignon qui sera approuvé le 16 décembre 2011,
  • accompagner les communes et intercommunalités dans leurs projets d’aménagement et de développement,
  • assurer des missions d’observation et de diffusion des savoirs en matière de dynamiques socio-économiques et territoriales,
  • impulser des démarches partenariales.

Outil d’expertise reconnu, l’AURA est arrivée aujourd’hui à une nouvelle étape clé de son parcours.

Dans un contexte de recomposition des territoires, de nouveaux enjeux sociaux, économiques, urbains et environnementaux, les membres de l’agence, m'ont confié la présidence de l'agence en souhaitant sa relance, son développement, l'extension de son champ d'action afin de doter les collectivités vauclusiennes d’une véritable ingénierie territoriale à la hauteur de leurs besoins.

L’agence doit constituer l’outil privilégié de ses membres et partenaires dans l’élaboration de leurs projets d’aménagement et de développement, dans leurs démarches de planification spatiale et dans la production de connaissances fines.

Réactive, pragmatique, anticipatrice, l’agence d’urbanisme doit favoriser la mutualisation des moyens et la coordination des politiques publiques, en apportant une réponse aux nécessités d’optimisation des investissements publics. Elle doit être une force d’entraînement et d’émulation, un lieu de débat, de partage et d’initiative.

L’Assemblée générale extraordinaire du 8 décembre 2011 constitue l'acte de relance de la structure. Au travers de la Charte d’engagement, elle a redéfini les ambitions et les moyens nécessaires à la diversification et à l’élargissement de son champ d’intervention.

Pour marquer ce virage, l’agence d’urbanisme de l’AURA change de nom et devient l’Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV). Gilles PERILHOU, le directeur que nous venons de recruter, prendra ses fonctions début janvier 2012. Depuis 2004, il occupait le poste de Directeur d’études et Responsable du Pôle planification et aménagement durable à l’agence d’urbanisme de l’aire toulonnaise, il a contribué à sa création et à son développement (20 salariés aujourd’hui). Cette expérience faisait suite notamment à sept années passées à l’agence d’urbanisme et de développement de la région nîmoise.

Au premier trimestre 2012, nous préciserons ensemble, avec les membres et les partenaires de l'agence, les missions du programme de travail qui feront de l’agence un outil adapté et partagé.